Sociologie - Urbanisme - Amenagement du territoire
LA TENTATION DU BITUME. Où s'arrêtera l'étalement urbain ?
Auteurs : Eric HAMELIN et Olivier RAZEMON
Concertation et communication du PRU de La Nacre
Mission de prestations de communication et de concertation - Projet de Rénovation Urbaine du quartier de la Nacre
Études urbaines pour la Presqu'ile de Caen
Études urbaines et assistance à Maitrise d'ouvrage pour la Presqu'ile de Caen

Nos méthodes sociologiques d'enquête, d'étude de terrain, de diagnostic territorial (voir plus bas) débouche fréquemment (voire : généralement) sur la conception, souvent collective, d'un "projet ", ou du moins d'un schéma, d'un plan guide, d'une série de préconisations ou de 'fiches action'. L'essentiel de notre démarche dans ces domaines peut se résumer à :
Dans le champ de l'aménagement urbain, la démarche méthodologique du "plan guide évolutif", nous parait souvent la plus adaptée à la réalité de l'urbain. En effet, au-delà de l'échelle du "pâté de maison" (ou "îlot"), un "projet urbain" devient forcément un objet "instable" : Il tente de cadrer une réalité nécessairement évolutive, impliquant des multitudes d'acteurs de façon assez complexe (habitants ou riverains inclus), avec de nombreux facteurs de décisions et d'évolutions variables dans le temps et en grande partie imprévisibles (exemples : le marché immobilier, les normes écologiques réglementaires, l'âge et le profil de la population…). Nous sommes également fréquemment amenés à proposer la constitution de "fiches actions", autant dans le cadre de "mesures d'accompagnement" d'un projet urbain, que dans le champ de la redéfinition des politiques publiques ou de tout type de projet territorialisé. Claires, lisibles et opérationnelles, regroupées par thèmes ou orientations, elles doivent être conçues de manière à faciliter l'appropriation concrète et la mise en œuvre effective d'un projet général. Enfin, il va de soi, étant donné notre positionnement sociologique, que nous nous efforçons, dans l'ensemble de ces démarches, de promouvoir les démarches de projet impliquant les habitants ou riverains, les bénéficiaires d'une politique, et un panel le plus large possible d'acteurs concernés, que cette démarche s'intitule "concertative", "collaborative" ou encore "participative". |
Exemples de champs d'application : |

L'utilisation de la vidéo, en tant qu'outil d'enquête sociologique filmée, présente plusieurs avantages,
puisqu'elle permet, à partir d'un effectif réduit d'entretiens (et donc à moindre coût) de :
- Dévoiler de façon conviviale, un certain nombre de raisonnements, jugements, ou "discours types" d'une
population
Il est important de préciser ici que les mêmes techniques et exigences que celles de l'entretien sociologique sont appliquées par notre équipe à l'interview vidéo : thématisation de la discussion, relances neutres et recadrage, absence d'induction de réponses préconçues (par exemple : pas de "fausses questions fermées", qui induisent une réponse par oui ou non à l'expression d'une "opinion"). Nos enquêtes vidéo ne sont donc pas à comparer avec une bonne partie des "micro-trottoirs" réalisés dans un cadre journalistique ou dans certaines productions vidéos institutionnelles, souvent sans rigueur conceptuelle. Dans une démarche complémentaire, l'outil audiovisuel peut également permettre de stimuler un dialogue constructif entre résidents ou bénéficiaires d'un projet. Encadrés par le sociologue-vidéaste, les participants sont ainsi invités à respecter les principes de l'entretien, et donc, à se confronter à une parole contredisant éventuellement la leur. Nos premières réalisations vidéos appliquées à l'urbanisme et au territoire sont actuellement visibles sur www.dailymotion.com/reperage_urbain Extraits : Enquêtes filmées - Extraits (Repérage Urbain - 4 mn) envoyé par reperage_urbain. - L'actualité du moment en vidéo. |
Exemples de champs d'application : |

Nos enquêtes utilisent le plus souvent l’entretien semi-directif : un entretien ouvert, sur la base d’une « grille » de questions ou de thématiques, fréquemment enregistré. Nous utilisons aussi les techniques de “table ronde” ou "entretiens groupés" (panel d’habitants en groupe de parole, animé par un sociologue). Ces techniques sont complétées par le traitement en “analyse de contenu”, qui consiste notamment à convertir en éléments de synthèse quantitative, et donc en pourcentages, des éléments de discours libres. Pour cette analyse de contenu de questions ouvertes, nous avons généralement recours à un tri manuel "arborescents", c'est à dire par "thèmes" et "sous-thèmes", ou "champs sémantiques " s'imbriquant les uns dans les autres. Cette structuration des résultats d'enquête permet ainsi d'offrir différents niveaux de lectures : du trés général et synthétique, au plus détaillé et nuancé. L’échantillonnage, chez nous, est généralement constitué sur des critères de représentativité adaptés aux problématiques traitées, et répond également à des objectifs de diversité des profils. Le nombre d’interrogés s’adapte également aux besoins (et aux moyens...) du maître d’ouvrage, en tenant compte de la taille de la population “cible”. |
Exemples de champs d'application : |

Des enquêtes “exhaustives” ou "élargies" peuvent également être menées par questionnaires (pour une question de coût et de rapidité), par exemple auprès de l’ensemble des ménages d’un groupe d’habitation, ou d'un échantillon "représentatif" (statistiquement) d'une population particulière. Mais, contrairement à ce qui se pratique le plus couramment dans les "instituts de sondages", notez que : - La conception du questionnaire sera alors élaborée sur la base d'approches préalables : entretiens
exploratoires pour identification des problématiques locales réelles ; phases de test des questionnaires
spécifiquement adaptés à un contexte local...
Même avec un questionnaire, l'enquête téléphonique reste globalement à proscrire pour toute étude sociologique sérieuse : très malaisée pour la réponse à un véritable "questionnement ouvert" (en général : vous dérangez les gens !), elle induit par ailleurs de nombreux biais. Ainsi, deux techniques maintenant une certaine qualité d'investigation sont privilégiées chez nous (se différenciant d'instituts "de sondage" qui font de l'enquête "en masse" par téléphone) : - L'enquête de terrain, le plus souvent par interrogation en pleine rue, ou dans des bâtiments publics.
L’échantillonnage est, chez nous, généralement constitué sur des critères de représentativité adaptés aux problématiques traitées (et non sur des critères "standards"), et répond également à des objectifs de diversité des profils, de façon à pouvoir définir ultérieurement des "typologies" ou des "portraits types" de population. Enfin, un dernier aspect méthodologique de notre spécialisation est le traitement de questions spatialisées, avec rendu cartographique de résultats d’enquête (voir plus bas : cartographie). |
Exemples de champs d'application : |

Notre première spécificité dans ce domaine concerne l’attention portée à l’impératif opérationnel. Ce qui veut
dire : donner un sens, une intelligibilité et une application réelle, à l’amoncellement des études, enquêtes et
données statistiques, et sortir de l’effet catalogue.
Pour y parvenir, nous procédons systématiquement à 4 approches complémentaires : - l’analyse croisée (rapprochement entre thématiques différentes)
Notre deuxième spécificité est notre capacité à concevoir une cartographie analytique et un traitement de données spatialisées, de façon à rendre très lisibles et faire apparaître de façon intelligible pour le plus grand nombre, des enjeux territorialisés (voir également point suivant) |
Exemples de champs d'application : |

Cette approche, complémentaire de l'étude socio-statistique et de l'enquête sociologique, constitue un « outil de
synthèse » et de « lisibilité » propre à faciliter l’analyse et le partage des conclusions, à leur donner un sens, une
intelligibilité et une application réelle.
Dans ce but, nous apportons un soin particulier à rendre toutes nos cartes… - synthétiques, notamment en agrégeant les données aux niveaux pertinents pour la problématique abordée,
en intégrant les données de comparaison extérieures au territoire mais pertinentes
Nous tentons ainsi d'éviter (autant que possible) le « pur effet technique », malheureusement trop souvent visible aujourd’hui, et généralement dû à une utilisation des ressources des SIG - sans travail suffisant en amont et en aval sur l’agrégation, la pertinence, la comparabilité et la lisibilité des données. |
Exemples de champs d'application : |